Saint-Martin-Le-Vieil (11) 12/10/2024.
16 randonneurs 16km600, dénivelé positif de 313 m.
Nous voici donc au village de Saint-Martin-Le-Vieil dans l’Aude, non loin de Carcassonne (20kms), au piémont de la Montagne noire. Il fait un temps couvert, mais agréable, malgré un vent qui ne cessera de souffler toute la journée, plus ou moins fortement, mais dont nous serons quasi totalement protégés par les chemins en sous-bois ou par certains autres entourés de taillis généreux. Nous saurons aussi apprécier le soleil qui fera une timide apparition au milieu de l’après-midi. Mais nous saurons surtout retenir de cette randonnée sa richesse, tant par la diversité de la campagne visitée que par celle des sites historiques rencontrés.
La randonnée démarre à 9h20 par une montée vers le haut du village depuis le parking situé en son contrebas.
Comme de nombreux sites locaux, Saint-Martin a un passé médiéval : des panneaux d’information sur site et des articles extraits du net en attestent ( repris entre guillemets ci-dessous).
Par ailleurs, c’est en 1678 qu'apparaît pour la première fois le nom de St Martin le Vieux, transformé beaucoup plus tard en Vieil.
Ici, ce passé se distingue par les "cruzels", l'église, le château, et l'abbaye. Et c’est un « cruzel » que nous rencontrons d’emblée, dès la première volée d’escaliers. « Il s’agit d’une des 35 cavités souterraines, creusées dès le IXe siècle sur les flancs sud et nord de l’éperon rocheux qui constitue le village primitif. Elles servaient soit de refuge soit d’habitation ».
Poursuivant notre montée, nous découvrons bientôt, sans pouvoir y entrer, l’église paroissiale, dédiée à Saint Martin : « De style roman à son origine au VIIIe ou IXe siècle, elle a été remaniée en style gothique vers les XIVème et XVème siècles. Elle est réputée pour abriter un « enfeu », c’est-à-dire la sépulture de Raymond le Fort dont la bravoure a permis d’épargner le village lors de la chevauchée du Prince Noir en 1355, alors que celui-ci semait la terreur dans toute la région».
En montant encore un peu plus haut, nous découvrons à la fois les ruines du château et un jardin. A propos de ce jardin, créé au XXIe siècle « dans un esprit de développement durable et de valorisation du patrimoine, il se veut d’inspiration médiévale, avec l’idée de faire dialoguer le village lui-même avec l’abbaye cistercienne de Villelongue distante de trois kms, par l’emploi d’un motif historiquement identifiable pour tout un chacun, la rose, la « fleur parfaite » ». De fait, ce jardin remarquable n’a pas manqué d’aiguiser la curiosité de beaucoup d’entre nous.
Quant au château, dont « ne subsistent que deux tours, l’Histoire en fait mention dès 1180. Donné par Simon de Monfort à l’Abbaye de Villelongue en 1213 il est ravagé lors des guerres de religions (1578), et reconstruit en 1676. Il semble qu’en 1759 il possédait encore ses douves et trois tours, une de ces dernières ayant certainement servi lors des années 1870 à l’édification de la mairie et de l’école. Raymond le Fort, évoqué ci-dessus, en fut un des coseigneurs. Le dernier seigneur de saint Martin le Vieil fut François-Alexandre Rocruse retrouvé noyé dans la rivière du Tenten le 18 février 1793 ».
Quittant ces lieux vers 9h40, nous nous engageons désormais vers la campagne, et au bout d’un quart d’heure, et à 900m environ du village, nous décrochons de notre chemin pour un aller découvrir notre première « capitelle ». Il s’agit d’une cabane en pierre sèche, c’est-à-dire sans mortier, servant autrefois d'abri temporaire à de petits propriétaires, à leurs outils et à leurs produits agricoles. Évoquant ce type d’abris, certains d’entre nous, originaires de départements tels que l’Ariège ou l’Aveyron, notant toutefois des nuances de méthodes de construction, les qualifient respectivement d’ « orries » ou de « capelles », confirmant ainsi le caractère vernaculaire, c’est-à-dire indigène de chaque appellation selon les départements.
Revenant sur nos pas pour reprendre notre parcours initial, nous montons par un chemin étroit qui nous mène bientôt à un sous-bois où de nombreuses espèces de champignons attirent les regards des mycologues amateurs.
Vers 10h20, après 2km400 de marche, nous débouchons sur un champ que nous traversons en diagonale, puis nous franchissons une route pour entrer dans un sous-bois montant. Au bout de 10’, un aménagement en marches d’escalier nous soumet à un effort plus conséquent après lequel nous soufflons un peu. Puis nous quittons ce sous-bois pour un espace de plein-champ où nous côtoyons des vignes, avant de bifurquer sur un large chemin. Il nous mène à une garrigue qui nous offre ses arômes, de thym notamment. Après quoi, le chemin se fait plus étroit jusqu’à une route que nous traversons en direction d’un lieu-dit « Ficelle ». Il est 10h50 et nous avons parcouru 3km850.
De nouveau en sous-bois, nous sommes au point 4km800. Il est 11h08, et nous y découvrons notre deuxième « capitelle », un peu cachée en marge du chemin, peu de temps avant de bifurquer de nouveau 150m plus loin pour visiter la troisième, plus « imposante», à l’instar de la première.
Reprenant notre parcours, nous bifurquons bientôt à gauche sur une route bitumée. Il est 11h23, et nous avons parcouru 5km200. Après 800m, à11h34, nous quittons la route pour nous engager sur notre droite en sous-bois vers Villelongue. C’est alors que, tels les dieux de l’Olympe, Denis et Michèle, à l’origine de cette belle randonnée, se manifestent subitement en tombant du « Ciel Whatsapp » sur nos chemins isolés depuis leur villégiature lointaine !!! Exprimons ici notre amicale gratitude à leur égard !
Continuant sur ce chemin étroit par endroits sablonneux, après 6km760, nous traversons un grand espace où nous nous permettons une dégustation de baies d’arbousiers. Puis nous empruntons de nouveau un chemin étroit descendant en sous-bois. Vers 11h50 nous profitons d’un petit point de vue sur la campagne lointaine, puis nous continuons de descendre par le chemin, désormais fortement empierré. Il est midi quand nous le quittons. Nous avons effectué 7km340.
Nous sommes alors sur le parking des visiteurs de l’Abbaye de Villelongue qui est à 100m. Nous nous dirigeons vers elle, non sans emprunter un petit chemin descendant qui nous mène à la rivière proche de l’Abbaye, Le Lampy. Nous la franchissons sur des plots de galets et de béton, puis après avoir jeté un œil extérieur (sans le perdre, ah !ah !) sur celle-ci, nous prenons position sur le pont de pierre pour une photo souvenir.
A propos de l’Abbaye « elle apparait au XIIème siècle (1152 selon certains historiens) transfert du monastère de Compania situé plus au nord et plus austère. Elle connait un essor certain avec la croisade contre le catharisme au XIII siècle. En particulier Simon de Monfort lui octroie l’ensemble des terres de Saint Martin le Vieil. Elle est pillée par les Protestants en 1568 et connait une lente décroissance jusqu’en 1789 où il ne resta que deux religieux. Bien confisqué en 1792 elle est vendue aux enchères et transformée en exploitation agricole. Elle est classée monument historique en 1916 et fait aujourd’hui partie du statut «site –pôle cathare» depuis 2002 et reçoit environ 6000 visiteurs par an. Au surplus, chaque année depuis onze ans la commune y organise un «colloque international sur les sites troglodytiques» (prévu le 17 octobre cette année), regroupant chercheurs et doctorants ».
Laissant l’Abbaye, nous nous dirigeons désormais vers le « Four à chaux », avant dernier point d’intérêt de cette randonnée. Toutefois, afin de préserver nos forces nous nous arrêtons en chemin vers 12h15, après avoir parcouru près de 8kms, soit à mi-parcours, pour la « pause méridienne » : excellente ambiance conviviale sous les yeux d’un gros tracteur agricole et d’un immense chêne vert pas fâchés de voir du monde (ah ! ah !!!!).
Repus après 50’ de pause, nous repartons par le chemin montant, dit chemin de la lauzina. A 13h25 et au point 9km220, nous atteignons le « Four à chaux », édifice à l’abandon depuis des lustres, remis en état il y a quelques années par l’association « Les Cluzels » qui tenta aussi d’en expliquer la présence sur ce site (cf. hebdo local de l’Aude 27/10/2016) : « pour obtenir de la chaux, il fallait du calcaire, du bois et de l’eau, tous éléments présents sur le site. Il se pourrait que ce four ou son ancêtre ait servi à la construction de l’Abbaye de Villelongue, car le ciment n’existait pas et le mortier était élaboré à la chaux. La chaux était aussi utilisée pour la désinfection des locaux et la fertilisation de terres agricoles. D’ailleurs, une dizaine de fours à chaux étaient construits dans les environs de la commune de Saint-Martin-Le-Vieil ». Pour son fonctionnement, « un foyer était aménagé à la base pour permettre la cuisson de « lauzes » (pierres à chaux). Celles-ci étaient acheminées par paniers, brouettes et tombereaux tirés par des bœufs ou des mulets. Les pierres étaient entassées en forme de voûte jusqu’à l’orifice qui se situe à 8m50 de hauteur environ. Il fallait trois jours pour effectuer une montée en température du four qui oscillait entre 1000 et 1500 degrés. On pouvait estimer à un mois de travail entre chaque cuisson avec les différentes étapes, de l’extraction du calcaire à la cuisson et au concassage ! »
Après avoir admiré l’édifice, nous remontons sur notre chemin, pour bifurquer bientôt à droite à travers un sous-bois avant de déboucher au bord du champ labouré qui surplombait tantôt notre lieu de pause méridienne. Il est 13h58 au bord de ce champ. Nous avons parcouru 10kms500.
A 14h10 nous sommes de retour près de l’Abbaye, nous retraversons le Lampy sur les plots, puis le parking visiteurs et nous prenons le large chemin bientôt montant qui nous rapproche de Saint-Martin-Le-Vieil. A un endroit du parcours, nous apercevons, ou plutôt nous devinons les Pyrénées au loin. Nous entendons aussi les coups de fusils et les aboiements des chiens de chasse apportés à nos oreilles par le vent. Enfin, entre le village et les Pyrénées, les télescopes d’un observatoire de l’espace se détachent sur les hauteurs.
Passant non loin du village que nous laissons à notre droite, nous poursuivons notre chemin sur une route goudronnée qui nous conduit, après avoir bifurqué à gauche, jusqu’aux bords du lac de Saint-Martin-Le-Vieil, réalisé en 1993, dont le plan d’eau est alimenté par le Lampy tout proche. Il est 15h30, nous avons parcouru 14kms910. Nous faisons le tour du lac et nous poursuivons notre chemin le long du Lampy, non sans avoir salué des ânes en pâture, certainement habitués à voir passer une autre espèce d’êtres vivants (de congénères à deux pattes? hum !hum ! humour !) !!!
Après avoir franchi la passerelle sur le Lampy, nous sommes à 15km900 de marche. Et c’est par un large chemin qui donne à voir le village dans sa beauté sur les hauteurs que nous rejoignons le parking de départ. Il est 15h45. Nous avons parcouru 16km600.
Nous nous quittons alors, sans pouvoir débriefer tous ensemble autour d’un verre, faute de lieu pour ce faire, mais non sans avoir noté l’invitation du président à participer le 24 novembre à la randonnée autour des vins de GAILLAC.
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